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Tranversales Santé, une rentrée autour des nutraceutiques

Depuis 2006, chaque mois, les Transversales Santé permettent à des académiques et industriels des Biotech de débattre d'une problématique de la filière santé. Cette session de rentrée s'est ouverte le mardi 13 septembre, au Parc Biocitech sur la thématique « Nutraceutique : une nouvelle opportunité business ». Plus couramment appelés aliments fonctionnels, les nutraceutiques sont des nutriments d'origine naturelle dont les effets physiologiques bénéfiques ont été établis. Arnaud Basdevant, professeur de nutrition (Université Paris-VI) était le grand témoin chargé d'orchestrer cette session. Il était entouré de Stanislas Veillet, ingénieur agronome,  PDG de Biophytis, Christian Seyrig le directeur général du groupe PILEJE et du Professeur Cynober, praticien hospitalier et chef du service de biochimie Inter-Hospitalier Cochin-Hôtel-Dieu.
 
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Comment s'engager dans le marché des aliments fonctionnels pour faire progresser l'innovation dans notre pays? C'est par cette question que le professeur Basdevant a ouvert le débat. Une ligne directrice pour ce grand témoin : éviter la confrontation entre le secteur médico-hospitalier et le secteur privé. Différentes réponses ont été apportées à cette question. Pour Stanislas Veillet, le président de Biophytis, une jeune entreprise franco-brésilienne produisant des ingrédients naturels issus de plantes et fruits de la biodiversité amazonienne,  le marché des nutraceutiques a besoin d'une allégation santé. Le but étant de « valoir quelque chose sur le marché » et donc d'attirer les investisseurs. C'est dans le même sens qu'est intervenu Christian Seyrig (groupe PILEJE):  les nutraceutiques représentent « une demande sociétale » a-il-précisé. Et de rappeler que le caractère naturel des plantes est apprécié, notamment par la médecine chinoise, en raison de leurs principes actifs. Une toute autre position a été soutenue par le professeur Cynober. Pour cet intervenant, « le monde de la santé et celui du business sont incompatibles ». Essayer de concurrencer les  « vrais médicaments » irait à l'encontre de toutes les valeurs du monde hospitalo-universitaire. Le professeur Basdevant a conclu ce débat sur un point d'accord entre les participants : « on ne peut pas faire de business sans science ».

Jorgelindo Da Veiga Moreira (Sup'Biotech promo 2014)
 

Retour sur la conférence de l'Etablissement Français du sang à Sup'Biotech


A chaque campagne de l'Établissement français du sang (EFS), les étudiants de Sup'Biotech se mobilisent, souvent entre deux cours, pour donner leur sang.  La signature d'un partenariat entre IONIS Education Group et l'ESF a renforcé ces liens (voir la note du blog de Vanessa Proux, directrice de Sup'Biotech). C'est dans le prolongement de ces actions qu'une conférence de l'EFS a été organisée sur le campus de Villejuif, le mercredi 6 juillet. Au programme: la mission de l'EFS, les opportunités professionnelles et la recherche. Parce qu'elle est liée à sa volonté de contribuer à la veille scientifique, l'équipe de BiotechPress a souhaité revenir sur ce dernier aspect.

En France, l'EFS est le seul organisme habilité à recueillir, conserver, distribuer et garantir la sécurité des produits sanguins. C'est aussi  un organisme de recherche. L'établissement consacre 1,36 % -avec un objectif de 2 %- de son budget à la recherche et vingt  laboratoires sont répartis sur tout le territoire. Parmi eux, ceux dirigés par Monsieur Sensebé (Directeur scientifique et médical de l'EFS Centre Atlantique ) et Madame Coste (Directrice scientifique de l'EFS Pyrénées-Méditerranée).  Deux champs de recherche, deux  facettes  complémentaires de la recherche sur le sang : la prévention des risques de contamination des produits sanguins et la thérapie cellulaire.

Au service de la recherche

L'équipe de Madame Coste travaille sur  la détection dans le don de sang de la protéine du prion responsable de la maladie de Creuzfeld-Jacob. Cette maladie, qui s'est transmise de l'animal à l'homme par l'alimentation est encore émergente. Depuis son apparition, 224 cas ont été répertoriés dans le monde, principalement au Royaume Uni, en France et en Irlande. Or cette maladie pourrait se propager via les transfusions sanguines provenant de sang donné par des porteurs de la maladie.
Au Royaume Uni, 4 cas probables de contamination transfusionnelle ont été identifiés. En France, aucun cas similaire n'a été signalé. Pourtant, parmi les 23 personnes décédées de la maladie de Creutzfeld- Jacob, 3 avaient donné leur sang.  Des produits sanguins issus de leurs dons ont été distribués à 44 receveurs. Le risque de contamination existe donc. D'où la nécessité de mettre au point un test adapté aux transfusions sanguines. C'est ce à quoi travaille l'équipe de Madame Coste, avec la mise au point d'un test de référence permettant de gérer le risque de contamination. L'équipe de Madame Coste étudie aussi la susceptibilité génétique favorable ou non au développement de la maladie de Creutzfeld-Jacob.

C'est sur le développement de produits de thérapie cellulaire que portent les travaux de l'équipe de Monsieur Sensebé. L'objet de recherche ? Les cellules souches mesenchymateuses, des cellules souches adultes présentes dans la moelle osseuse et le tissu adipeux. Elles sont capables de se différencier en des types cellulaires variés mais limités et de moduler les réponses immunitaires et l'inflammation. D'où l'objectif de développer des produits de thérapie cellulaire permettant le traitement de pathologies des os, du cartilage, du cœur et des vaisseaux. La particularité de ce projet de recherche : intervenir, grâce à de nombreux partenariats, de la recherche fondamentale jusqu'aux applications cliniques.

Anabelle Planques (Sup'Biotech 14)

Un protocole international sur le partage des biens génétiques


Le 18 octobre dernier, s’est ouverte à  Nagoya, au Japon, la 10e Conférence des parties de la Convention sur la biodiversité qui s’est achevée le  29 octobre 2010.  Elle rassemblait les 193 pays signataires de cette convention adoptée au sommet de la terre à Rio de Janeiro en 1992. L’objectif de la conférence était d’adopter une stratégie mondiale et des accords visant à protéger la biodiversité face aux agressions résultant des activités humaines.

 La conférence s’est clôturée sur la conclusion de deux accords: le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique et un protocole additionnel à la Convention,  « Accès et partage des avantages » (ABS). Celui-ci  impose un  partage des profits tirés de la commercialisation des biens génétiques (animaux, plantes, micro-organismes) entre les pays utilisateurs et les pays disposant de ces ressources.  Ce protocole, qui devrait entrer en vigueur en 2012,  pourrait avoir des conséquences dans les secteurs de la pharmacie et de la cosmétologie qui utilisent ces ressources pour concevoir les produits de demain.

Carine La, promotion 2013


Sources:

Photo: http://www.photo-libre.fr


“Une nouvelle ère de vie en harmonie avec la Nature est née au Sommet de Nagoya sur la biodiversité,” communiqué de presse du secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, disponible sur le site de la Convention sur la diversité biologique:  http://www.cbd.int/press-releases/

“Conférence de presse du secrétaire exécutif du secrétariat de la convention des nations unies sur la diversité biologique”,  communiqué de presse de l’ONU, 2 novembre 2010, disponible sur le site de l’ONU: http://www.un.org/News/fr-press/docs//2010/Conf101102-BIODIVERSITE.doc.htm

Biocitech fête la science!


 Le 23 octobre dernier, le parc Biocitech (Romainville, Seine Saint Denis), qui regroupe 25 entreprises de biotechnologies, a participé à la 19 ème édition de la fête de la science. 
A cette occasion, les entreprises du site, secondées par des étudiants de Sup’Biotech, ont présenté leurs activités au grand public, venu visiter les anciennes écuries, partie historique du site.

Le parc Biocitech a pour particularité de regrouper un grand nombre de petites et moyennes entreprises biotechnologiques  du domaine de la recherche et de la production pharmaceutiques, de la bioinformatique, de l’environnement ou d’autres domaines touchant à la santé humaine.


Pour organiser cette fête de la science, le parti pris a été de réaliser des posters et d’organiser des animations autour de la vie scientifique des entreprises du site. Le public a pu, de façon  ludique et pédagogique, comprendre et échanger autour des biotechnologies et les innovations qu’elles apportent.

 



Romain Joblin

Pour plus d’informations sur la fete de la science, consulter le site du ministère de l’éducation nationale  http://www.fetedelascience.education.gouv.fr/delia-CMS/presentation/

Pour plus d’informations sur le parc Biocitech: http://www.biocitech.com

Ethique et biologie synthétique

Madame Bernadette Vincent est professeur de Philosophie et d'Histoire des sciences. Lors de la conférence sur la biologie synthétique organisée par Sup'Biotech le mardi 23 novembre 2010, à Paris, elle a apporté un point de vue extérieur et complémentaire à celui des intervenants scientifiques. En effet, elle a posé les problèmes éthiques et moraux du contrôle et de la création du vivant.


Favorable au progrès, à la technologie et au développement de la biologie synthétique, Madame Vincent  a rappelé que cette dernière devait être encadrée moralement et juridiquement. Quelles sont les barrières à ne pas franchir? Sommes-nous autorisés à créer du vivant? Pourquoi recréer la vie artificiellement quand nous ne sommes pas encore capables de maîtriser la nature? Selon elle, le monde est aujourd'hui gouverné par la volonté d'explorer tous les domaines, de faire tout ce qui est possible, sans chercher à d'abord  finir ce qui a été commencé.

Mais l’intervention de Madame Vincent a aussi permis de soulever les questions relatives à la propriété intellectuelle. A qui appartient la nouvelle vie créée ? Nous ne pouvons pas mener les expériences sans se préoccuper de ce qu'il adviendra ensuite de nos découvertes et de nos créations.

Elle a terminé son intervention sur un point qui, jusqu'alors, n'avait pas été traité par les autres intervenants: comment préparer la cohabitation inévitable entre le monde "naturel" et le monde "synthétique" en cours de création ? Cette question reste pour l'instant sans réponse.

Renaud Confavreux, promotion 2013
 

Biotechpress : l'OMS tente d'éradiquer la poliomyélite en Afrique

 La semaine du 26 octobre 2010 a été marquée par le lancement par l’OMS, dans 15 pays d'Afrique, de l'une des plus grandes campagnes de vaccination jamais menées contre la poliomyélite. Un seul but: tenter d'éradiquer le virus de la poliomyélite en vaccinant, en une semaine, 72 millions d'enfants. La poliomyélite est un virus très contagieux, touchant principalement les enfants de moins de 5 ans. En 2009, il s'était répandu, à partir du Nigeria, zone endémique, dans plusieurs pays Africains qui l'avaient pourtant éradiqué.

Les moyens mis en place pour cette campagne de vaccination

290 000 bénévoles faisant du porte à porte pour administrer un vaccin oral bivalent (Vaccin Poliomyélitique Oral bivalent ou VPOb). Ce vaccin, déjà utilisé par l'OMS en Afghanistan en décembre 2009,  compile deux souches virales (type 1 et type 3). C’est justement ce qui en explique l’efficacité par rapport aux vaccins monovalents ou trivalents utilisés auparavant. Selon une étude publiée par l'OMS sur le site de la revue The Lancet, ce vaccin pourrait, dans le cas d’une utilisation généralisée, diminuer le  nombre de malades de près de 90 %. Mais à la différence des vaccins injectables, le VPOb contient un virus vivant - et non inactivé. Son utilisation présente donc le risque de provoquer l'émergence d'un nouveau virus de la polio.
 
L'ampleur de cette campagne de vaccination et son coût, estimé à 46,2 milliards de dollars, ne la rendent pas à eux seuls atypique. Elle est surtout le fruit d'une une action conjointe des gouvernements africains, les ONG, les fonds de donations, des fonds de pensions internationaux ainsi que de l'OMS. Cette campagne présente donc l'un des critères essentiels de réussite : la simultanéité.

Renaud Confavreux, promotion 2013


Sources:

Photographie : www.fotosearch.fr site libre de droits


"Une chance unique d'éliminer la polio en Afrique", communiqué de presse de l'OMS, 26 octobre 2010, disponible sur le site http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2010/polio_20101026/fr/index.html


La rédaction de LeMonde.fr, "Des chercheurs valident l'efficacité du vaccin bivalent contre la polio", LeMonde.fr, 26 octobre 2010, disponible sur le site LeMonde.fr: http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/26/des-chercheurs-valident-l-efficacite-du-vaccin-bivalent-contre-la-polio_1431178_3244.html
 
Sandrine Cabut, " Poliomyélite: un vaccin porteur d'espoir", Le Figaro, 1er novembre 2010, disponible sur le site du Figaro: http://www.lefigaro.fr/sante 2010/10/31/01004-20101031ARTFIG00235-poliomyelite-un-vaccin-porteur-d-espoir.php
 
Pour plus d'informations concernant la poliomyélite:

 consulter le site de l'OMS: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs114/fr/index.html
le site de l'Instut Pasteur, rubrique "fiche sur les maladies infectieuses", "la poliomyélite, http://www.pasteur.fr/ip/easysite/go/03b-00000j-0hq/poliomyelite

Pour aller plus loin:

"Immunogenicity of bivalent types 1 and 3 oral poliovirus vaccine: a randomised, double-blind, controlled trial," The Lancet, vol. 376, 13 novembre 2010, pp.1682-1688
Roland W Sutter , T Jacob John, Hemant Jain, Sharad Agarkhedkar, Padmasani Venkat Ramanan, Harish Verma, Jagadish Deshpande, Ajit Pal Singh, Meghana Sreevatsava, Pradeep Malankar, Anthony Burtona, Arani Chatterjee, Hamid Jafari, R Bruce Aylward, disponible sur le site de The Lancet: http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2810%2961230-5/fulltext

 

 

La médaille d'or du CNRS attribuée au physico-chimiste Gérard Ferey

Sup'Biotech lance son club de journalisme : sur la base du volontariat, des étudiants se sont regroupés pour former "Biotechpress", soutenus et encadrés par Mme Sophie Collombet, enseignante à Sup'Biotech. Ci-dessous, un des premiers articles de BiotechPress.

 

En septembre dernier, Gérard Férey a reçu l’une des plus importantes distinctions scientifiques françaises, la médaille d’or du CNRS. Il a été récompensé pour l’ensemble de ses recherches dans le domaine de la physico-chimie des nanomatériaux poreux.

Depuis qu’il a fondé l’Institut Lavoisier (UMR 8080) de Versailles en 1996, Gérard Férey étudie et prédit les propriétés des matériaux  dotés de pores pouvant contenir de nombreux composés. L’un des plus connus d’entre eux, le MIL-101, découvert en 2005, présente des propriétés absorbantes inégalées jusqu’à aujourd’hui.  Ce matériau, qui permet de piéger 400 litres de CO2 à 25°. Il a déjà fait l’objet d’un dépôt de brevet dans ce secteur et d’un partenariat avec la société de chimie allemande BASF. Le MIL-10 pourrait également permettre  le stockage de l'hydrogène. Mais son application dans le domaine médical ouvre d’autres perspectives. Il pourrait être utilisé pour encapsuler des médicaments, notamment des anti-tumoraux, afin de les acheminer vers les cellules cibles.

Gérard Férey et son équipe travaillent actuellement à l’amélioration des capacités de leurs nanomatériaux.

Romain Joblin, promotion 2013

Sources:

“Médaille d'or 2010 du CNRS : Gérard Férey, chimiste et architecte de la matière", communiqué de presse du CNRS, 9 septembre 2010, disponible sur le site du CNRS: http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1972.htm

"Un matériau nanoporeux aux performances inégalées", communiqué de presse du CNRS,  23 septembre 2005, disponible sur le site du CNRS: http://www2.cnrs.fr/presse/communique/751.htm

Pour aller plus loin:

"A Chromium Terephthalate-Based Solid with Unusually Large Pore Volumes and Surface Area", G. Férey, C. Mellot-Draznieks, C. Serre, F. Millange, J. Dutour, S. Surblé, I. Margiolaki, Science, 23 septembre 2005, vol. 309. n°5743, pp. 2040-2042.
 

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